Agroforesterie – Domaine Les trois toits
A la pointe ouest du vignoble nantais, le domaine les Trois toits organise l’équilibre entre culture de la vigne et biodiversité.
Cécile et Vincent dirigent le domaine depuis 2019. Ils sont portés par les courants de la biodynamie, de l’agroécologie, de l’agroforesterie et plus généralement l’envie de produire un vin de qualité issu d’une vigne saine. Nous avons exploré avec eux les voies de passages pour concilier rationalité économique et intégration des défis climatiques qui nous font face.
Dans ce terroir réputé pour son muscadet et le cru communal de la Haye Fouassière, c’est un nouveau paysage qui s’annonce sur les 12 hectares du domaine.
Dans le projet du secteur la Ville au Blanc, on remarque que la vigne est cultivée dans des clairières arborées. Une trame de haies, de boisements, de prairies recompose le domaine en «unités de culture» de 50 ares en moyenne.
Au sein des 18 unités de culture, les ceps alignés dans le rang sont conduits avec un couvert végétal permanent : les semis de seigle, trèfle, féverole protègent le sol de l’érosion. Autour, la strate herbacée spontanée investit les tournières et les haies offrent le gîte et le couvert aux animaux. Chaque centimètre carré du domaine est considéré comme un territoire de cohabitation avec le vivant.
Dans ses interactions avec le milieu la vigne bénéficie de services écosystémiques qui la rendent moins vulnérable face aux risques causé par les aléas (gel, stress hydrique, température élevées, ravageurs etc…). Par exemple, la présence de densités d’arbres s’avère un atout pour limiter les dégâts causés par les gelées. Bien dosés, la part d’ombre et le taux d’exposition au soleil permettent de concilier les qualités aromatiques du vin et l’occupation du sol partagée entre les plantes.
Le vigneron à pied est la figure référente du domaine. Ainsi la structuration de l’espace et du travail est dimensionnée à la taille humaine. Elle s’appuie sur l’expérience du terrain et les tâches manuelles qui peuvent être exécutées en une journée, le temps pour parcourir un rang à pied, pour vider un seau de raisin lors des vendanges, mesurer son avancement et offrir la satisfaction quand vient l’heure de ranger ses outils.
L’organisation du domaine offre une grande souplesse d’adaptation. Les unités de cultures communiquent entre elles via les tournières pour faciliter le travail mécanique. Une orientation unique des rangs de vignes à travers la pente offre aux vignerons le choix de l’outil : aujourd’hui le tracteur, l’achat d’un inter rang prochainement mais peut-être demain, le quad ou la traction équine.
Une expérience riche, fruit d’une collaboration inédite entre paysagistes concepteurs et vignerons
Professionnel
Étude - Conduite de travaux
12 000 m²
Muscadet
































